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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 23 janvier 2017

Le mardi 21 avril 2015 vers 8h40, le train de passagers reliant Belfort à la gare de Paris‑Est, percute sur le passage à niveau n° 41, sis sur la route départementale n° 419 à Nangis en Seine-et-Marne, un convoi de transport exceptionnel composé d’un tracteur routier et d’une semi-remorque surbaissée transportant du matériel agricole.
Cette violente collision a occasionné des blessures graves à trois personnes, dont le conducteur du train, et légères à 40 autres. Elle a causé des dégâts très importants au convoi routier ainsi qu’au matériel et à l’infrastructure ferroviaires.

La cause directe et immédiate de cet accident est le blocage du convoi exceptionnel surbaissé sur le passage à niveau.

Plusieurs facteurs ont ou auraient pu jouer un rôle dans la survenance de cet accident :

  • le comportement du conducteur du convoi de transport exceptionnel qui n’a pas respecté les interdictions locales de circulation ;
  • l’absence de signalisation du profil en dos d’âne du passage à niveau, alors qu’il était peu détectable dans le sens de circulation de l’ensemble routier accidenté. Cette signalisation a été posée depuis ;
  • le profil en dos d’âne prononcé du passage à niveau, largement connu, qui pourrait avoir été aggravé quelques mois avant l’accident par des travaux de bourrage du ballast et de remplacement du platelage ;
  • l’absence d’utilisation des téléphones équipant le passage à niveau, qui aurait permis d’arrêter le train ou d’en réduire la vitesse avant le choc ;
  • le manque de maîtrise par le conducteur du convoi exceptionnel du fonctionnement de la semi-remorque qu’il tractait le jour de l’accident, qui ne lui a pas permis d’en rehausser la garde au sol.

Au vu de ces éléments le BEA-TT formule trois recommandations :

  • la première à la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR), relative à l’information des conducteurs de transports exceptionnels sur l’existence des passages à niveau présentant des difficultés de franchissement ;
  • la deuxième à la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) relative à l’usage des téléphones équipant les passages à niveau ;
  • la troisième à la fédération nationale des transports routiers (FNTR), à l’union nationale des entreprises de transport et de logistique de France (TLF), l’organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) et à l’union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (UNOSTRA), relative à la prise en main des nouveaux véhicules.

En outre, le BEA-TT invite le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire à s’assurer qu’une vérification du profil routier des passages à niveau pouvant présenter des difficultés de franchissement pour les véhicules surbaissés soit réalisée après tous travaux pouvant avoir pour conséquence d’en aggraver le profil.


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