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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 18 avril 2016

Lundi 16 mars 2012 vers 05h40, sur la Seine à hauteur de l’extrémité amont de l’Île Saint-Martin sur la commune de Bezons (Val d’Oise), le bateau de marchandises, d’une centaine de mètres de longueur, MARFRET MARIVEL, montant de Rouen vers Gennevilliers, chargé de 465 tonnes de conteneurs, heurte à plusieurs reprises la base des piles du pont SNCF de Bezons avec sa coque. Poursuivant sa route, vers 05h52, il heurte le tablier du pont-route de Bezons avec ses conteneurs et sa timonerie.
Lors du premier heurt contre les piles du pont SNCF de Bezons, une importante brèche est ouverte dans la coque du bateau au niveau du peak avant. Les palplanches de la base d’une pile du pont SNCF de Bezons sont abîmées. Le second heurt détériore de nombreux conteneurs et la timonerie télescopique du bateau est écrasée. Le tablier du pont-route de Bezons ne subit pas de dégâts apparents.
On ne déplore aucune victime.

La cause directe du heurt de la pile du pont SNCF de Bezons est la mauvaise appréciation de la position du bateau par rapport au passage des bâtiments montants sous ce pont, due à la position de l’antenne du radar de navigation du MARFRET MARIVEL qui entraînait des zones d’ombre importantes dans lesquelles les objets n’étaient pas détectés.

Plusieurs facteurs ont contribué à cet accident ou à en augmenter les conséquences :

  • un chargement de trois plans de conteneurs sur l’avant de la cale qui faisait obstacle à la propagation des ondes radar, augmentait ainsi sensiblement les zones d’ombres sur l’avant et sur le côté tribord du bateau et détériorait probablement la qualité de l’image radar à cause des réflexions multiples des ondes entre les conteneurs ;
  • l’absence de carte électronique de navigation qui, superposée à l’image radar, aurait pu permettre de mieux contrôler la position du bateau dans son environnement et d’en suivre l’évolution pendant que la timonerie télescopique du bateau était abaissée entraînant momentanément une zone aveugle sur son avant ;
  • une absence de la balise verte matérialisant la pile du pont SNCF de Bezons que le bateau devait laisser à tribord et des feux, balisant le passage sous le pont, peu lumineux.

Sans émettre de recommandation formelle, le BEA-TT attire l’attention de la compagnie maritime MARFRET sur :
- le fait qu’elle doit s’assurer que le titre de navigation de ses bateaux autorise la conduite au radar par une personne seule avant de les laisser naviguer de nuit ou par visibilité réduite sans vigie ;
- la nécessité pour les conducteurs qu’elle emploie de posséder le certificat de capacité correspondant au bateau et à la navigation effectuée ainsi que l’attestation radar lorsque le bateau doit naviguer de nuit ou avec du brouillard.


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  • Rapport final Bezons (format pdf - 5.7 Mo - 18/04/2016)Temps de téléchargement estimé : 1 min 33 s (512 K), 46 s (1024 K), 23 s (2 M), 9 s (5 M).