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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 28 mars 2006 (modifié le 19 août 2008)

Le dimanche 18 janvier 2004 vers 6H30, un convoi fluvial composé d’un pousseur, d’une barge chargée de benzène et d’une barge porte-containers a été accidenté sur le Rhône à la hauteur du pont ferroviaire de la Voulte sur Rhône (07).

Lors du passage sous le pont ferroviaire, le convoi s’est trouvé ralenti et n’a pu le franchir complètement. A la suite de cette immobilisation, le convoi, en position biaise, est entré en contact avec la rive et une pile ; les brêlages [1] se sont rompus et le pousseur a coulé, tandis que les deux barges se sont retrouvées accolées « en portefeuille » et appuyées sur deux piles du pont.
Cet accident a fait une victime, un matelot de l’équipage étant tombé à l’eau sans pouvoir être secouru.
La navigation sur le Rhône et la circulation des trains sur le pont ont été interrompues pendant une semaine, jusqu’à l’enlèvement des barges.

L’accident est lié à un ralentissement et à un arrêt de la progression du convoi, alors que celui ci franchissait le pont de la Voulte. La cause directe de ce ralentissement n’a pu être identifiée précisément. L’hypothèse d’un contact avec un haut fond présent dans le chenal n’apparaît pas plausible à moins d’une évolution importante des fonds du Rhône entre l’accident et le levé bathymétrique de mars 2004. Celle d’une mauvaise présentation du convoi au franchissement du pont est contredite par les témoignages recueillis, mais ne peut-être écartée. Une défaillance des moteurs ou une interférence des hélices avec un corps étranger n’ont pas pu être vérifiées.

Plusieurs facteurs ont influencé la gravité de l’accident.
Parmi les facteurs favorables, on doit mentionner la structure à double coque de la barge « Annemasse » ; celle-ci a évité une pollution du Rhône par le benzène, qui aurait pu être très grave.
Parmi les facteurs défavorables, on peut citer :
- la mauvaise attache du gilet de sauvetage, ou le défaut de port de ce gilet par la victime ;
- le caractère agressif des capotages des piles du pont de la Voulte, qui explique la déchirure de la coque externe de l’« Annemasse » ;
- la présence d’une conduite de gaz sous pression du côté amont du tablier du pont, qui peut constituer un facteur de risque.

Cinq recommandations ont été formulées à l’issue de l’enquête ; elles concernent :
- l’étude d’une réglementation limitant, dans certaines circonstances, la navigation des convois chargés de matières dangereuses ;
- le suivi des bateaux assurant des transports de matières dangereuses dans le cadre de la police de la navigation ;
- le rappel des consignes de sécurité et l’aménagement de dispositifs de sécurité sur les bateaux ;
- la modification des piles du pont ferroviaire ;
- l’étude des facteurs de risque présentés par les ponts sur le Rhône pour la navigation.

[1attache réalisée au moyen de câbles


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