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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 12 juillet 2013

Le 1er février 2012 à 6h10, le train de banlieue SNCF n° 121508 circulant entre Crépy-en-Valois et Paris-Nord, sur la voie 2, percute peu avant la gare de Sevran-Livry en Seine-Saint-Denis, un isolateur en céramique provenant de la caténaire, qui pendait au-dessus de la voie à hauteur des vitres de la cabine de conduite.
L’isolateur traverse la vitre frontale gauche de cette cabine et blesse très grièvement le conducteur du train qui perd connaissance.

Cet accident est dû à la rupture de l’isolateur d’ancrage du câble porteur de la caténaire situé sur le sectionnement électrique du km 18,176, isolateur qui a d’abord été heurté par le pantographe de la locomotive du train n° 121504 avant de pendre à hauteur de la vitre frontale de l’automotrice de tête du train accidenté.
Cette rupture est la conséquence d’un défaut de fabrication de la céramique de l’isolateur concerné, se traduisant par la présence de porosités qui y ont favorisé le développement de fissures diminuant progressivement sa résistance mécanique.

Les conséquences du choc ont été aggravées par le fait que ce vitrage, fragilisé par le froid, n’a pu absorber qu’une partie de l’énergie du choc et n’a donc pas pu empêcher des morceaux d’isolateur d’être projetés violemment à l’intérieur de la cabine.
L’analyse de cet accident conduit le BEA-TT à formuler trois recommandations portant :
- pour la première, sur la surveillance de la tenue dans le temps des isolateurs en céramique ;
- pour les deux autres, sur la protection offerte, par temps froid, par les vitres frontales des matériels ferroviaires.


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