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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 12 juillet 2013

Le 3 août 2010, vers 17h20, la péniche EOLE qui voyage à couple avec la barge automotrice CHLOEFI, fait naufrage sur la Seine dans Paris, à 200 m environ en amont du pont d’Iéna. Le convoi acheminait au total 450 tonnes de graviers de Vimpelles en Seine-et-Marne à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine.
Aucune victime n’est à déplorer. Le matelot a réussi à se réfugier sur la barge restée à flot tandis que le conducteur de la péniche, entraîné à l’eau, a été récupéré par un bateau à passagers. En revanche, le trafic a été fortement perturbé sur la Seine jusqu’à ce que la péniche concernée ait été dégagée de l’axe du fleuve le 6 août, puis renflouée le 10 août suivant.

La cause directe du naufrage est l’envahissement des compartiments situés sur l’avant de la cloison d’abordage de l’EOLE par de l’eau qui y a pénétré par des ouvertures, insuffisamment protégées, se trouvant sur les veules.
Deux facteurs ont joué un rôle déterminant dans cet accident :
- le chargement un peu trop élevé et l’assiette négative de la péniche concernée qui, sous l’effet d’un batillage important et d’un vent significatif soufflant de face, ont permis l’embarquement et l’accumulation d’eau sur les veules, situation qui s’amplifiait au fur et à mesure que l’eau y pénétrait et que la navigation à couple de la barge CHLOEFI accentuait ;
- l’implantation de la cloison d’abordage de la péniche qui dégageait des locaux avant volumineux, dérogeant ainsi aux prescriptions techniques applicables, sans que des mesures compensatoires appropriées permettant d’assurer la sécurité du bateau et de son équipage aient été définies comme l’exige la réglementation en vigueur.

L’analyse des circonstances et des causes de ce naufrage conduit le BEA-TT à adresser à la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer deux recommandations portant :
- pour la première, sur la maîtrise des chargements et le respect des francs-bords et des distances de sécurité ;
- pour la seconde, sur les conditions d’application aux bateaux de marchandises anciens des prescriptions techniques relatives au positionnement des cloisons d’abordage.

Par ailleurs, le BEA-TT appelle l’attention des bateliers sur l’importance pour la sécurité des bateaux du respect des limites autorisées d’enfoncement, y compris de celles éventuellement portées sur le certificat communautaire concerné, ainsi que sur les dangers que peut présenter une assiette excessive.


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