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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 9 mars 2012

Le 22 mai 2010, à 10h45, les quatre derniers wagons du train de Fret-SNCF 58701 déraillent en pleine voie peu avant la gare de Neufchâteau (88). Trois d’entre eux se couchent sur la voie adjacente.
Ces trois wagons sont des citernes de matières dangereuses. L’un qui contient du phénol, présente une fuite au niveau de son dôme qui nécessite la mise en place d’un périmètre de sécurité, puis des opérations de colmatage et de transvasement longues et complexes.
L’accident ne fait aucune victime et la pollution est très ponctuelle. Cependant, les dégâts causés à l’infrastructure et les conséquences sur la circulation ferroviaire sont importants.

Le déraillement est dû à une cause directe unique : la rupture de la roue avant gauche du wagon citerne n° 33 87 792 9543-9.
Cette rupture, accompagnée de la perte d’environ un tiers de la jante de la roue, a occasionné la perte de guidage de l’essieu avant de ce wagon et son déraillement.
Elle est la conséquence d’une fissuration de fatigue qui s’est amorcée en plusieurs endroits de la face externe de la toile de roue, à proximité du raccordement entre la toile et la jante, et qui s’est propagée, sans être détectée, jusqu’à atteindre une taille suffisante pour provoquer la rupture de la roue.
Des fissurations similaires, dont certaines avaient déjà atteint une taille critique, ont été mises en évidence après le déraillement de Neufchâteau sur 29 roues identiques.

L’analyse des causes de l’accident conduit à formuler huit recommandations dans les deux domaines suivants :
- les données utilisées pour la conception des roues de wagon ;
- la détection des fissures de roues de wagon en maintenance.

Les conditions de mise en œuvre des mesures conservatoires appellent une recommandation supplémentaire portant sur le suivi des wagons et des essieux par les détenteurs et les entités en charge de la maintenance.

Par ailleurs, l’examen de la mise en œuvre des mesures d’alerte et de protection ferroviaire est l’occasion de rappeler à la SNCF les recommandations émises sur ce thème à l’issue des enquêtes techniques réalisées sur les accidents de Boisseuil et d’Orthez et de l’inviter à veiller à la mise en œuvre des actions annoncées.


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