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Les enquêtes techniques

Résumé du rapport final

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publié le 16 janvier 2008 (modifié le 31 mars 2008)

Le quasi-rattrapage de deux trains à Tencin-Theys

Le 28 juin 2006, le train 885750 (TER Chambéry - Grenoble) est arrêté en gare de Tencin‑Theys sur voie 2, en attente de la réception de voie libre d’un train travaux de rails, expédié précédemment. Le train 738584, après avoir franchi la gare de Pontcharra-sur-Bréda, arrive sur cette même voie 2 derrière le train 885750. Le conducteur du train 738584 est surpris par la présence inattendue de ce train mais, ayant suffisamment freiné à la vue de la signalisation rencontrée, il parvient à immobiliser son train une vingtaine de mètres avant la queue du train arrêté.

Cet incident montre que deux trains se trouvaient simultanément présents dans un même canton, situation contraire à la réglementation.

Cette ligne est équipée d’un block manuel de double voie qui ne permet pas de rendre voie libre à la gare amont tant que le train n’a pas franchi le sémaphore de la gare aval et que celui-ci est fermé. La circulation effective du train dans la gare aval est contrôlée par le passage sur une pédale.

Quatre causes ont été mises en évidence :

- La principale cause directe de l’incident est une erreur humaine par reddition de voie libre indue lors du départ du train de rails expédié vers Grenoble, ce qui a permis la pénétration d’un second train dans un canton encore occupé sans que le conducteur de ce deuxième train n’en ait été avisé,
- Une seconde cause directe est également liée à une erreur humaine, avec un défaut de protection du train 885750 arrêté en gare. Lorsque le train 738584 s’est présenté à l’entrée de la gare, son conducteur n’a pas rencontré le signal de protection (disque D2) en position fermée et ne s’est donc pas préparé à être en mesure de s’arrêter de manière sûre derrière un train arrêté,
- Une troisième cause est un défaut d’organisation des agents contribuant à l’exploitation de la gare ce matin là. L’agent circulation de nuit n’avait pas remis le service à son successeur et il devait donc coordonner les différentes tâches liées à la sécurité des circulation, ce qu’il n’a pas fait,
- Une quatrième cause, liée aux installations, est la mise en défaut des assurances techniques destinées à garantir la sécurité des redditions de voie libre : les assurances prises en compte dans le fonctionnement du block (franchissement d’une pédale, fermeture du sémaphore) ont été fortuitement satisfaites malgré une occupation de la voie.

D’où trois recommandations :

- deux sont relatives à des modifications d’installation : déplacement d’une pédale et modification du circuit de commande du signal de protection,
- la troisième traite de la coordination du travail des membres d’une équipe par un agent circulation en service.


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